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⎥ 7 juillet 2015 ⎥

 

Mon ami, nous allons commencer la transmission.

Commencer signifie que dans votre linéarité temporelle un mouvement semble se créer vers l’avant, un déplacement, avec une notion d’irrémédiabilité car le déplacement effectué on ne peut revenir en arrière. Vous croyez ainsi devoir « bien profiter du temps », ou craignez de le perdre.

Mais le temps n’est pas une matière consommable. De notre point de vue nous ne débutons pas une communication qui serait linéaire, nous mettons à disposition l’ensemble de l’information – qui l’est de toutes façons toujours puisqu’elle n’est jamais réellement créée mais juste regardée – et c’est vous qui vous y introduisez progressivement.

Vous numérotez une séquence de messages mais en réalité de notre point de vue tout cela ne fait qu’un, de même que les différentes vies que vous vivez le sont en simultané.

On peut dire qu’à l’intérieur de ce qui est – et il n’y a pas d’extérieur, car même cet extérieur s’il devait être serait, et même si cet extérieur n’est qu’une idée cette idée est – tout peut être déployé d’infinies manières. Des trajectoires de découverte ou de redécouverte ou de déploiement se créent, et définissent ainsi le temps. Donc le présent – qui n’est pas différent de la sensation d’être, du contact avec ce qui est, de l’univers – le présent est un espace infini et s’y déplacer n’est pas un mouvement. Déplacer n’est donc pas un terme adéquat : épanouir, révéler, être au sein de l’être.

Cela crée aussi qu’il n’y a pas d’enjeu puisque tous les enjeux sont.

La simultanéité de tout ce qui est entraîne la paix.

 

A l’intérieur de tout ce qui est, l’expérience terrestre à laquelle vous êtes soumis est une dimension limitée, un point de vue réduit, ou vous êtes confrontés à une partie sélective de ce qui est. Du coup cela crée un mouvement, des aspects se mettent en rapport avec d’autres aspects et créent une histoire, mais cette histoire est une fiction dans le sens où elle ignore volontairement tous les aspects complémentaires qui l’annuleraient de leur seule présence, et qui existent mais sont hors champ.

Qu’est ce que notre intervention alors, nous ouvrons un peu un accès vers une information plus complète, ce qui a pour effet de dézoomer, d’élargir la perspective, et plus la perspective est complète plus l’histoire s’arrête, plus le mouvement se ralentit, plus les enjeux disparaissent. C’est très simple et logique.

Donc le temps est produit par la réduction de la perspective au sein de ce qui est, par l’observation d’une petite partie de ce qui est, et qui du fait de son regard posé en un endroit circonscrit définît lui-même l’histoire qu’il raconte.

 

Quelque soit le niveau, communiquer est compléter de l’information. La nature fonctionne ainsi en échangeant de l’information pour se compléter et tendre vers un équilibre. Plus il y a d’information plus la perspective est complète, plus il y a d’équilibre et de paix, moins il y a de temps et d’histoire et d’espace (au sens de l’espace physique défini par un temps de déplacement, et non au sens de l’espace de l’être, de l’espace du présent, qui est le seul espace qui existe réellement. L’espace-temps où l’on se déplace est une perspective de l’esprit, une histoire).

Donc tendre vers la sagesse, qui est tendre vers une perception plus complète de ce qui est, est tendre vers s’annuler soi même pour retrouver sa propre totalité que vous appelez Dieu. Dieu est synonyme de paix car Dieu n’ignore rien car Dieu est tout ce qui est.

Vous êtes vous-même Dieu, mais Dieu réduisant sa propre perspective en son propre sein, et décrivant ainsi une trajectoire spécifique, individuelle, différente, parmi l’infinité de trajectoires possibles au sein de l’être.

Ce qui est – Dieu – est donc à regarder comme un espace infini multidimensionnel ou tout est possible, tout est expérimentable, tout est racontable, et si ce qui se raconte se raconte sans perdre contact avec cette totalité qui est, avec cet équilibre permanent, alors ce qui se raconte se perçoit lui même comme un mouvement de surface sur fond d’équilibre, ou une trajectoire spécifique dans un bain de paix.

Si vous savez que vous êtes, mais que ce qui en vous est, est cette totalité plus que cette histoire que vous décrivez, ou que votre histoire est englobée dans un bain de paramètres qui en complète tous les aspects et l’équilibre en permanence, vous pouvez jouir de votre voyage tout en restant en paix. Il y a la joie de la découverte du chemin spécifique, qui révèle la splendeur des possibles au sein de Dieu, et cette joie est incluse dans la paix de la totalité.

Lorsque vous jouez à un jeu de société par exemple, si vous vous prenez au jeu et oubliez que ce n’est qu’un jeu, vous devenez identifié à son déroulement et résultat, pris dans des enjeux et dans une perspective temporelle, mais si vous conservez la perspective plus large que vous êtes avec vos amis ou votre famille, le déroulé du jeu advient dans un espace plus large et plus paisible.

Tout ceci consiste à découvrir comment et pourquoi être en paix et en stabilité tout en vivant votre vie, c’est à dire comment être indépendant des circonstances, c’est à dire comment rester en contact avec tout ce qui est, tout en vivant un aspect réduit de ce qui est.

Si vous vivez ce contact intérieur avec la totalité, vous ne souffrez plus d’une expérience trop limitée car vous savez être la totalité, et que seul le point de vue que vous prenez dans cette totalité définit ce que vous nommez une réduction.

En ce sens surveiller vos pensées conscientes et inconscientes consiste à surveiller le point de vue que vous prenez sur la totalité, ou au sein de la totalité.

Se réveiller devient se rappeler à votre regard plus vaste, et vous pouvez dézoomer jusqu’à reprendre le regard de Dieu qui est perception simultanée de tout, qui est donc une annulation de toute histoire, perspective, déplacement, temps, espace, qui est un retour à soi-même.

La clé est de maintenir ce contact avec la totalité en décrivant votre parcours spécifique.

Si vous cherchez à utiliser cette information – que vous êtes en contact avec tout et que donc vous pouvez élargir votre regard à différents aspects pour enrichir l’expérience – si vous cherchez donc à asservir Dieu à un aspect plus limité de Dieu, ce que vous cherchez souvent à faire en créant avec la loi d’attraction, vous perdez le sens de Dieu qui est d’aller vers la paix donc vers moins d’enjeux, et vous allez au contraire vers plus d’enjeu en croyant élargir votre point de vue, et donc vous ne faites que vous noyer plus dans votre histoire, que créer plus de mouvement, de cause et de conséquence.

Soit vous aspirez à la paix, et vous allez vers moins de conditions, moins de demande, moins de désir, plus de complétude, plus de sagesse, moins de résultat,

Soit vous plongez dans l’histoire en vous identifiant à elle et en cherchant à obtenir, à améliorer, à compenser, rattraper, construire quelque chose à partir du point de vue que vous incarnez, et vous obtenez plus d’histoire, plus de mouvement, plus de tenants et d’aboutissants, de causes et conséquences.

La paix se situe dans le mouvement accepté en contact avec l’immobile. Vous gardez présent à vous que vous êtes Dieu, que vous êtes un voyage au sein de vous même, et vous êtes présent au mouvement de ce voyage. Ce voyage va là où votre regard va. Si vous regardez Dieu vous allez vers la paix, si vous regardez tel ou tel aspect que vous cherchez à faire évoluer vous vous y perdez, si vous restez présent au mouvement au sein de l’immobile vous voyagez en paix.

Voyager en paix signifie que tout ce que vous voyez, vous savez que des informations contraires l’annulent et le complètent en permanence.

Du coup vous devenez capable d’entendre la perfection de la totalité en une de ses parties, et vous vivez une indescriptible joie et jouissance et éblouissement. Si vous vous annulez vous mêmes en Dieu vous devenez parfaits et calmes, vous placez votre esprit en équilibre. Si vous oubliez qui vous êtes, ce que vous êtes, que la totalité est, et que vous ne pouvez être indépendant de cette totalité, que vous ne pouvez être ailleurs, que vous ne pouvez être autre, si vous croyez être la partie alors que vous êtes simultanément la partie et le tout, alors vous vivez cette partie que vous imaginez être.

Il ne s’agit donc pas de quitter le monde où vous vivez, car vous pouvez y vivre ce que vous avez à y vivre, ce que vous voulez y vivre, tout en restant connecté à la totalité et donc équilibré.

Nous vous disons encore ceci : c’est une question de point de vue, de focale, vous devez être à la fois focalisé et vaste, précis et complet, père et fils, tout et partie, vivre le film tout en sachant que vous n’en ignorez rien, ainsi votre déroulé se trouve plus harmonieux.

Nous vous remercions.