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Nous allons commencer.

 

Pour ce matin nous voulons vous parler de la patience.

La patience vous semble être une attente, que quelque chose va arriver que vous voudriez avoir tout de suite, c’est à dire dont vous avez besoin tout de suite, mais qu’il faudrait accepter d’attendre, d’avoir plus tard.

En réalité tout ceci est construit, n’a pas de réalité. La patience est simplement de la confiance, est simplement une plus juste compréhension de ce qui est, une connexion avec ce qui est dans le futur et ce qui est dans le passé, et une constatation que toutes ces formes sont passagères et n’ont donc aucune importance, y compris vous mêmes, que la seule chose qui existe est que vous existez et que le monde existe et existera – et vous existerez – toujours.

Les formes vont et viennent, en attendre une par rapport à une autre n’a pas de sens, c’est comme attendre la prochaine vague sur la plage en imaginant quelle ait une importance extrême et particulière, chaque vague est une vague et a son importance mais aucune ne change quoi que ce soit en profondeur du point de vue de l’être.

Donc si vous vous connectez en profondeur à votre sentiment d’être, vous n’attendez plus rien car vous savez que rien de plus que « être » ne peut vous advenir, et que tous les mouvements de surface au niveau de la forme sont éphémères et n’ont pas cette incidence que vous imaginez qu’ils ont.

 

Maintenant, cette patience étant confiance, regardez ce qu’est la confiance.

La confiance est juste de connaître votre propre perfection. Lorsque vous trouvez en vous que vous êtes, donc que rien de plus haut ne peut être atteint, qu’il n’y a pas plus grand, beau, puissant, éternel, divin que vous, car vous êtes, et que simultanément il n’y a pas non plus moins que vous, car tout est, alors tout mouvement cesse, inutile soudain de chercher à progresser vous êtes déjà au maximum, sans pour cela avoir quitté le minimum. Contempler cette vérité, cette réalité qui est la seule réalité, ceci est la confiance. Les mouvements illusoires à l’intérieur de cette réalité d’être, deviennent merveilleux et passionnants, mais ne prennent valeur que parce qu’ils sont, c’est cette réalité d’être qui donne à tout mouvement sa qualité. Vous êtes donc connecté en permanence à la source et profitez du mouvement sans que cela ne vous emporte.

Vous êtes à ce point pris par le mouvement de votre vie terrestre, et ceux qui vous entourent avec vous, qu’il est très difficile de vivre cette réalité de l’immobilité, de la confiance, sans que cela ne provoque des réactions de colère et de tensions : tension en vous car tout ce que vous croyez devoir absolument obtenir pour survivre se rappelle à vous si vous vous arrêtez dans être et dans votre confiance, et de même, les autres vous demanderont éventuellement des comptes sur votre immobilité qui sera perçue moins comme de la confiance que comme de la stagnation.

Mouvement – immobilité, percevoir ceci est important, l’immobilité et la confiance de l’être que vous êtes, permet de vivre le mouvement sans lui donner le moindre pouvoir.

Naturellement, vous avez manqué de cette confiance qui est une connexion à soi même, lors de vos débuts dans cette vie, car c’est cette vibration de l’inconfiance que vous êtes venu matérialiser pour pouvoir la quitter. Il faut donc bien la vivre, ce qui est créer une bulle séparée de vous même dont la nature est la confiance, pour pouvoir reprendre contact avec vous et la regarder disparaître car elle n’a jamais existé en profondeur.

Venir, au sein de l’illusion de l’inconfiance, se souvenir de la confiance, est une mission profitable à tous égards par ce quelle révèle du feu brûlant de la vie.

C’est comme retenir un instant sa respiration, puis la reprendre pour mieux sentir l’air affluer, la vie.

 

A cet égard nous vous remercions de votre confiance, de la façon dont vous reconnaissez et dont vous vous livrez à ce qui vous arrive en nous, par nous, sous la forme nous, et qui arrive en vous, qui est vous.

Vous y reconnaissez l’air qui vous revient, la respiration qui reprend, et qui révèle cet instant « retenu » que vous avez décidé de venir vivre sur terre pour parfaire votre compréhension de l’être. En ces textes la vie afflue et cet oxygène réouvre des portes momentanément fermées, recomplète l’information, renomme le chemin vers Dieu.

A l’échelle de l’infini, qui est l’échelle du présent, le moment d’oubli de votre nature divine, éternelle, le moment de peur, le moment d’inconfiance que vous avez vécu sur terre est une simple vague, si éphémère quelle n’a pas de durée, pas de temps « subi », et en même temps elle offre la possibilité de venir zoomer en cette circonstance pour y explorer cette coupure et prendre ainsi mieux la mesure de la vie.

Dans son infinité, Dieu ne peut se percevoir qu’en parsemant son sein de petits objets qui créent des dimensions explorables, ces dimensions sont infinies dans leur nombre et leurs possibilités mais cela n’a pas d’importance : il suffit d’en explorer une pour prendre conscience de Dieu.

Nous sommes heureux de partager cette reconnexion avec vous, de notre point de vue c’est une fête, car vous apportez avec votre expérience un trésor et c’est nous qui le nommons.

Nous vous remercions.

Vos amis du soleil.