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Mon ami nous allons commencer.

 

Nous revenons vers vous ce matin avec une bonne nouvelle. Nous vous annonçons votre propre naissance.

Vous étiez déjà né et vous allez renaître. Renaître ou naître n’existent pas, mais pourtant cela est à chaque instant. A chaque instant vous naissez et cela est un miracle.

Vous devez entrer en l’émerveillement que constitue la vie qui meurt et naît chaque seconde, chaque instant, et accepter sans cesse de mourir et accepter sans cesse de naître.

En mourant vous quittez, vous perdez, vous cessez, vous abandonnez ce que vous teniez, ce que vous chérissiez, ce à quoi vous vous étiez attachés. En naissant vous revenez vers la création de Dieu neuf, prêt pour une nouvelle journée, une nouvelle rencontre, un nouveau repas, une nouvelle célébration. Tout ce que vous obtiendrez en ce jour nouveau, saisissez le comme quelque chose qui vous tombera bientôt des mains.

En tout ce processus permanent de l’impermanence, aimez, aimez perdre et gagner, aimez naître et mûrir, aimez obtenir et laisser aller.

Bien sûr les être humains incarnes à la 3ème dimension, vous êtes venus expérimenter le manque, la coupure, et dans cette énergie là, dans cet oubli, vous vous accrochez à tout ce que vous pouvez et tentez de vous sauver avec, de vous rattraper avec de vos peurs et de vos désillusions. Ainsi lorsque le moment est venu de la laisser, car ce moment vient nécessairement en tout, vous souffrez, mais votre souffrance est uniquement l’écho de la peur initiale qui vous a fait saisir. Vous ne luttez donc jamais que contre votre croyance d’être coupé de la vie, votre ignorance que vous êtes Dieu, que vous êtes éternellement vivants, que vous êtes, et vous ne souffrez que d’avoir cherché à compenser cette ignorance en saisissant une chose passagère pour y chercher l’éternité.

Ni dans vos relations, ni dans vos possessions, ni même vos liens de sang, ni votre corps, rien ne vous est donné qui ne vous sera repris, non pas de manière injuste et violente mais de manière abondante, magique, merveilleuse, comme une célébration permanente de la vie.

Aimez le mouvement, aimez le battement de votre cœur qui naît et cesse chaque instant, et qui lui même est né et cessera, et contactez en deçà de tous ces mouvements la pulsation de l’univers, la tonalité d’éternité, le son du présent, la voix de Dieu, cette note du présent qui se nomme elle-même Etre. Je suis. Vous êtes. Nous sommes. C’est. Cela prends diverses formes qui nous sont offertes pour y discerner Dieu, chaque chose qui naît et meurt est un pont vers Dieu.

Contemplez autour de vous à chaque instant de votre vie tous ces ponts vers Dieu et émerveillez vous en permanence, célébrez la vie, gorgez vous de ce présent qui supporte et soutient les allées et venues de la forme, soyez présent en vous même à ces deux manières que vous êtes : superficiel et profond, éternel et contingent, maître et passager, partout et là seulement, Dieu et Homme.

Ne confondez jamais ces deux dimensions, ne voyez jamais de l’éternel là où il n’y a que du passager, n’ignorez jamais l’éternel derrière chaque molécule de matière, derrière chaque phénomène, aimez toute chose mais sachez ce que vous aimez en ces choses : Dieu, il n’y a jamais que Dieu, la vie, qui miraculeusement donne et reprends ce qu’il donne pour vous le retendre et vous le reprendre, et vous apprendre ainsi à retrouver le chemin de votre vraie nature.

Une note de déception pour l’objet perdu, une notre de sensation pour l’objet nouvellement gagné, bientôt à force d’alterner ces mouvements affectifs vous trouverez la joie de naître et la joie de mourir en toutes choses, fussent elles la perte d’êtres chers, d’objets chéris si fortement tenus, vous ne perdez jamais que vos illusions, rien ne se perd, tout se donne.

Offrez tout ce que vous avez car vous n’avez jamais rien eu et n’aurez jamais rien, et venez quitter la seule chose qui vous soit effectivement demandé de perdre : l’illusion d’exister en dehors de la lumière, l’oubli de la nature divine de chaque chose.

Rien ne vous appartient alors rendez le avant que cela ne vous soit pris, et vous obtiendrez toute chose puisque vous êtes tout, que tout est vous.

Nous vous aimons infiniment et vous remercions,

Ce qui nous unit à vous n’est rien, mais en ce rien nous contemplons tout.

Nous vous remercions et vous souhaitons une bonne journée.