⎥ 22 ⎥

Nous allons consacrer ce message, dans une teneur plus personnelle, à répondre à tes interrogations.

Un humain en effet ne doit jamais considérer l’extérieur immédiat qui l’affecte comme des objets indépendants de lui, comme une mère serait un objet indépendant et dont il doit subir le comportement, comme cette eau serait un objet aux caractéristiques propres pouvant venir affecter positivement ou négativement votre corps.

En réalité il y a vous et la manière dont vous vous déployez. Les autres sont vous aussi, ou bien si vous préférez vous êtes les autres, disons qu’il y a un continuum coopérant de création, au sein duquel se joue la vie.

 

A partir du moment ou vous n’êtes pas affecté par des facteurs extérieurs qu’il vous faudrait recevoir, pour vous y adapter ou pour au contraire résister et leur appliquer vous même votre loi – par exemple « je ne me laisserai pas contaminer par cette eau, par ta colère, par ce froid », ou par exemple « je reçois ton amour il me fais du bien » – et que vous voyez que tout est lié, et que ce que vous vivez de circonstances extérieures est partie intégrante de vous, alors il ne vous reste plus qu’à le contempler.

Il n’y a même pas spécialement à en faire quelque chose, le seul fait de le contempler, ce qui est se contempler, ce qui est contempler Dieu, ce qui est répondre à l’appel de la vie qui se déploie pour s’apercevoir elle-même, ce simple fait de contempler ce qui est, donne vie à la suite du mouvement.

Votre regard, votre interprétation ou au contraire votre neutralité, donne sens et élan à votre environnement.

Donc si une personne doute dans votre entourage et que ce doute vous contamine, ne le regardez pas comme son doute devenu votre. Regardez le simplement, et voyez ce qu’il advient ensuite.

La seule objectivité est votre subjectivité. Cela est la liberté de l’humain, il est libre de regarder ce qu’il regarde de la manière dont il le regarde, et ce regard constitue son expérience.

Comme vous vous vivez séparés, vous en déduisez toute une série de conclusions, et une compréhension qui n’est pas juste des choses.

 

Vous dites « toute puissance » que de croire que votre regard influe ainsi sur l’extérieur et sur l’autre, vous dites que si l’autre existe votre regard n’a pas le pouvoir de le créer de telle ou de telle manière. Mais c’est vous qui n’existez pas, la toute puissance est de croire que vous existez. Que c’est votre regard, le regard de vous, qui crée. En réalité, à cet endroit, la vie se déploie sous la forme d’un regard qui voit comme il voit. Il y a autant d’arrogance à croire que ce que vous regardez est à l’extérieur d’un être autonome et séparé qui est libre de lui-même, que de croire que cet être séparé peut de son regard créer quelque chose à l’extérieur. Il n’y a pas cet être séparé que vous seriez, et ce regard qui crée n’est donc pas votre regard, ce doute n’est pas votre doute, c’est le doute que la vie met à cet endroit puis quelle retire.

 

Maintenant, ceci n’est pas pour vous plonger plus fortement dans l’incompréhension.

Simplement vous devez avoir le courage de prendre la responsabilité de votre regard.

Prendre la responsabilité de votre regard est laisser la vie voir, sans interposer l’idée que vous avez de vous et vos interprétations au passage.

Nous vous disons simplement ceci, abandonnez vous à faire ce que vous faites, pensez ce que vous pensez, laissez le fil de ce scénario se dérouler et acceptez en le déroulé et les conséquences.