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Mon ami nous vous saluons, nous allons commencer.

Ce matin nous revenons sur le parcours d’un humain du ventre de sa mère jusqu’à sa mort.

Vous vous figurez ce parcours comme se tenant de lui même, comme étant cohérent et autonome, comme devant trouver sa propre cohérence, et vous vous perdez en cherchant à être ce segment de vie isolé.

Mais en réalité ce parcours linéaire est relié à de nombreux autres parcours linéaires, et cette linéarité n’est qu’apparente. Vous pouvez parfois être conduit dans une expérience qui a du sens sur un autre plan, ou bénéficier d’une réussite venue d’ailleurs. Il vous faudrait vous représenter non pas un segment dans un plan mais une immense intrication de lignes infinies combinées entre elles dans un volume à multiples dimensions, et qui se courbent et se reprennent et se mêlent et se combinent.

L’unité personnelle qui vous sert de base pour tenter de vous comprendre, cette unité du je, cette unité du segment, n’est pas réelle non plus. Un parcours terrestre n’est pas indépendant de multiples autres parcours d’autres humains qui œuvrent simultanément dans la même vie, dans la même incarnation, et dans d’autres

Mais vous n’êtes pas seulement lié et mêlé à des vies humaines, mais aussi à des vies animales, et à des vies d’êtres invisibles telles que celles de vos guides et accompagnants, ainsi que tous les êtres qui résonnent dans la galaxie en combinaison avec l’expérience terrestre dans sa globalité

Plus encore, à l’intérieur même du corps terrestre, du corps humain, physique, grouille une vie foisonnante faite de micro organismes, qui jouent également leur partition, et dont la trajectoire propre se déroule en dehors et en dedans du corps humain, avec par exemple une naissance dans un fruit et une fin dans la terre et un passage dans votre corps.

Vous êtes engagé en permanence dans des échanges gazeux par vos poumons et votre peau, et dans des échanges alimentaires, et votre peau est habitée, votre système digestif est habité, votre corps est habité

Ainsi donc, vous représenter comme un être unitaire, séparé, autonome, limité à une vie qui part d’un point A vers un point B, qui nait et meurt, cela est bien loin de la réalité, est une simplification extrême qui ne vous permet pas de bien comprendre votre réalité.

Vous représenter comme étant non pas une vie mais une participation à la vie, une partie de vie interpénétrée, est plus riche et vivant et vous ôte le poids de la responsabilité de partir de quelque part pour aller quelque part.

 

Ceci étant dit bien entendu votre vie est une trajectoire, une découverte, une exploration, et votre autonomie vous permet d’y accomplir des mouvements et expériences.

 

Mais cette histoire que vous tracez est une parmi des milliards, et le sens ne se trouve que dans le recueil entier, et ce recueil est Dieu, est la lumière, est l’expérience du vivant.

 

Comprendre que vous ne pouvez pas comprendre et cesser de vouloir comprendre est un pas vers la paix. Le sens est plus global et vous échappe, vouloir le saisir par la logique est une quête impossible, vous pouvez vous abandonner à la vie, cela est basculer, chuter en le sens de la vie, est quitter l’échelle de la personne pour trouver l’échelle de Dieu qui seule est juste et complète.

Donc, recombinez vous, reprenez place en la mêlée, regagnez l’océan et mêlez y votre goute d’eau, au lieu de vous dessécher seul et isolé sur une plage déserte ou vous vous morfondez en cherchant votre unité.

L’unité de ne se trouve pas à cette échelle.

Nous pourrions dire : entrez dans la danse du vivant.

En réalité vous y êtes et ne pouvez en échapper, mais vous vous placez intérieurement dans des représentations qui vous assèchent et vous isolent, ce qui n’est pas cohérent avec ce que vous êtes, et vous laisse un sentiment de vide ou de fausseté, ou de coupure, qui est une simulation, une idée, une croyance.

Ainsi votre plus grande responsabilité est celle de vous offrir, comme le reste du vivant s’offre, au lieu de chercher à mettre le vivant au service d’une toute petite partie de lui même, ce qui le déséquilibre.

Vous placez l’homme au sommet d’une hiérarchie mais cela n’a aucun sens, et au sein des hommes vous vous placez en point d’observation et acteur qui doit « tirer son épingle du jeu » mais cela est pure fiction.

Laissez votre épingle dans le jeu, et voyez la se dissoudre et perdre sa raideur et son piquant.

Nous vous demandons donc de vous quitter vous même pour épouser la vie, et la vie est multiple, il n’y a pas d’exclusivité dans ce mariage là, qui est un don total de soi au vivant.

Vous ne vous en porterez certes pas plus mal et serez accueilli dans la note de joie de l’univers en fusion, où vous vous distinguez mais ne vous distinguez pas, où vous existez et vous n’existez pas, ou vous vivez mais cette vie n’est pas vous, où vous aimez et cet amour vous traverse et constitue et ne nait ni ne termine en vous.

Pour terminer nous vous disons ceci : ne vous souciez pas de vous distinguer, de gagner à une course, de conquérir un trophée, cela vous met hors d’haleine et est pure illusion. Ne pas être premier ne signifie pas que vous êtes le dernier, ou à quelque place que ce soit, il n’y a pas d’ordre, pas de place, pas de hiérarchie, il y a le vivant combiné et recombiné à l’infini et dont aucune partie n’a de sens ni de direction par elle même.

Aimez cela et perdez-vous y,

Nous vous remercions,

Vos amis du soleil