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Nous allons commencer.

 

Nous voudrions te demander ce matin de réfléchir à l’abnégation.

 

Il vous est demandé à un certain stade de votre évolution de vous oublier. Cela est faire passer vos peurs et donc vos désirs de surface au second plan. Cela est très difficile non pas à réaliser, mais à réaliser sans se maltraiter, c’est a dire aà réaliser sans se faire violence.

 

Généralement les humains se « sacrifient », or il est question exactement de l’inverse, il s’agit de s’offrir à soi-même, de s’offrir à la vie, de s’offrir au soleil, d’accepter de ne plus rien recevoir en surface pour tout contacter en profondeur.

A cette idée une partie de vous se rebelle, cette partie qui exige, qui conteste, qui se bat « pour » qui veut obtenir, compenser. Vous avez bâti une civilisation entière sur ce mouvement d’obtenir des objets de votre désir à l’extérieur, dans une course effrénée vers le vide. Car chaque objet acquis a l’air de vous remplir mais il vous vide, car vous courrez dans la mauvaise direction, vers l’extérieur alors que vous n’obtiendrez jamais rien de véritable qu’en courant vers l’intérieur. Le progrès est une notion illusoire, par construction si un progrès infini vers l’extérieur est possible alors cela signifie que vous êtes toujours démuni, que plus est devant, que vous êtes toujours dans le moins. Mais en réalité ceci est une histoire que vous vous racontez. En plongeant vers l’intérieur, ce qui n’est pas véritablement un mouvement vers l’intérieur mais une chute dans l’immobilité, vous acceptez d’interrompre cette folle course illusoire et de chuter dans le rien, dans le vide, et ce vide contient tout.

Ce tout que vous obtenez n’a pas besoin de prendre une litanie de formes extérieures, il est complet et se suffit, et vous pouvez enfin contacter la paix. Cela ne signifie pas que les formes extérieures, que la surface des choses, vous vous en désintéresserez, car vous êtes incarnes à la troisième dimension et votre corps physique est là pour jouir aussi en tant que forme physique, donc vous continuerez de tenir des objets entre vos mains, à commencer par votre propre corps, mais vous serez installés profondément en vous même et ne serez plus dépendant de ces formes. Si vous êtes complet, alors vous pouvez bien tout posséder cela ne vous déstabilise pas, ou ne rien posséder et cela ne vous déstabilise pas.

 

Qu’êtes vous prêts à perdre est une question centrale, car en acceptant de tout perdre ce qui est renoncer aux attachements, ce qui est ne perdre que la fiction, en cédant en cette surface rutilante, vous acceptez de recevoir ce que la vie attends de vous offrir.

 

Abnégation, cela comporte une part de force intérieure, de volonté, car l’illusion de votre monde est très puissante et il est nécessaire de se rappeler à chaque instant de votre nature divine, du fait que vous êtes avant tout, que l’avoir est une minuscule petite chose en surface de cet être que vous êtes et qui est infini, que avoir est si infinitésimal et dérisoire à côté de ce que vous êtes, êtes déjà, serez toujours, que se souvenir de ceci pourrait déclencher un immense éclat de rire, véritablement cette illusion de la forme et de la matière est une blague. Comment peut on à ce point choisir la fausse image, le contre-jour que sont les objets, les formes de la matière, et que sont aussi les objets, les formes de l’esprit, à comparer de l’immensité divine que vous n’avez rien à faire pour obtenir.

Les objets de l’esprit sont les attachements intérieurs, car vous vous attachez à des idées, personnes, fonctions, ceci n’existe pas non plus, n’existe qu’en pensées, surface, sont des fumées passagères.

N’aimez que ce qui est de nature éternelle, et le reste aimez le aussi mais en tant que manifestations temporaires, bref reflet à la surface de l’être, scintillement de Dieu, mais vous continuez à révérer Dieu et non ses éclats, ses flammèches.

Ainsi donc il est question d’un choix, nous pourrions vous dire que vous avez d’un côté tout à gagner et de l’autre tout à perdre, en réalité vous ne pouvez jamais ni rien gagner ni rien perdre, vous ne pouvez que choisir de vous oublier ou de vous souvenir de qui vous êtes, c’est à dire de ce que vous êtes, lumière.

Pleine lumière.

Le manque qui obtient des objets du manque, ou la plénitude ?

Lorsque l’on vit dans le manque on aspire à l’objet du manque, il est alors nécessaire de se souvenir que manquer n’existe pas, que c’est une construction qui se déconstruit, et sur les cendres de laquelle apparaît la paix.

 

Pour renoncer sans se faire violence, sans se priver, sans s’interdire, sans militer, sans établir des règles, sans se cadrer et recadrer en permanence, pour renoncer sans se torturer, il faut avoir vécu suffisamment de ces petits voyages de surface entre le manque et les objets du manque, et s’être ensuite intéressé à la nature de son propre manque, avoir fouillé et déconstruit ses propres illusions, peurs, et avoir ainsi renoncé à ses attachements comme on découvre que cela n’était rien.

Les phases de chute dans vos ombres sont donc nécessaires, tous ces voyages vous paraissent peut être éprouvants, mais ils vous offrent la possibilité de renoncer sans douleur car vous saurez que vous ne renoncez à rien.

L’abnégation est plus un effort permanent de se souvenir, de maintenir la présence, de transformer ses manières automatiques de fonctionner, c’est une maîtrise de son esprit et de son corps, c’est à dire essentiellement de sa pensée telle qu’elle prends une forme cérébrale, telle quelle conditionne la matière du corps et l’allure de la personne.

Ainsi, vous vous souvenez de qui vous êtes, de ce que vous êtes essentiellement de l’être en forme de personne humaine, vous reprenez corps en votre corps de lumière, et de ce seul effort là, de cette seule abnégation la, vous découvrez et redécouvrez en permanence l’essentiel et l’accessoire.

 

Renoncer à un objet de désir quand vous êtes le feu du soleil n’est pas une souffrance c’est un éclat de rire, c’est sortir d’une petite boite inconfortable pour reprendre la taille de l’univers.

 

D’une certaine manière, les objets de désir, plus vous avancerez et plus ils vous sembleront vains, c’est à dire moins vous y croirez vous même, et d’un autre coté vous en sentirez mieux le coté énergétique, et vous pourrez comparer à vos expériences de plénitude et construire cette abnégation qui est une manière de choisir en permanence et de façon de plus en plus automatique entre l’illusion de la contraction et la réalité de l’expansion jusqu’à vous même.

Naturellement ; comme votre monde actuel est bâti sur l’extérieur, les objets, l’avoir, la représentation, vous vous placerez en rupture, mais d’un autre côté, l’énergie vitale et lumineuse que vous incarnerez, et qui est au fond ce que tout le monde cherche à obtenir, cela vous placera en position d’enseignant pour ceux qui seront prêts à basculer eux même en direction du vrai.

 

Ab-négation : Se « nier soi même » est renoncer à l’illusion personnelle pour se contacter dans l’être. Mourir à soi même est mourir à l’illusion de la forme. Cela est naître. Bien sûr vos écrits spirituels évoquent cela et vous le comprenez, et en vous laissant peu à peu enseigner cela par la vie, par vos maîtres, par vos guides, par vous même, cela deviendra moins une pensée et plus une réalité que vous pourrez intégrer et vivre.

N’ayez aucun doute sur ce qui est à la clé de cette bascule et qui se nomme joie infinie, profonde, cellulaire, biblique, divine, céleste, inexprimable tant elle brûle tout ce qui n’est pas Dieu. Qu’avons-nous nous-mêmes qui vous parlons ? Que pensez-vous que nous ayons, et que pensez-vous que nous vivions ? Manquons-nous de quoi que ce soit ? désirez vivre tant de paix de calme de jouissance et de joie que nous-mêmes, nous le souhaitons pour vous, et de toute manière ce retour vers vous même est inéluctable.

 

Naturellement, vous négociez, vous quittez à regret les petites boites dans lesquelles vous vivez et qui vous contraignent, ne vous culpabilisez pas de cela, acceptez le car c’est ainsi que doit être le chemin, du petit qui n’est pas vers le grand qui est.

Pour terminer nous vous disons ceci : il n’est question que d’aimer, vous aimer et aimer tout court suffisamment pour que cela ne passe plus par aucune condition dans la forme, alors vous vivrez dans la lumière et plus rien ne vous fera peur, aucun désir ne vous alourdira, aucun attachement ne vous liera, vous serez entièrement recentré sur l’infini.

Nous vous remercions et vous disons à bientôt.