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Nous allons commencer.

Nous vous prions de considérer que votre vie n’existe pas. Nous vous prions de regarder la vie comme une manifestation globale et unifiée, et votre vie, cette vie là, n’a pas d’existence distincte de la vie, toute la vie, toutes les vies.

Vous n’êtes qu’un phénomène au sein du corps de Dieu, comme en votre corps sont des milliards de phénomènes de diverses natures, éléments, constituants, processus, déroulements.

Isoler votre vie serait comme isoler une cellule ou une bactérie de votre corps et vouloir en considérer le sens par elle toute seule.

Donc n’imaginez pas, cessez d’imaginer, que vous êtes cet être qui va quelque part, qui a de multiples enjeux, qui demande et reçoit de l’aide de l’extérieur, car cet extérieur n’est pas, et il n’y a pas d’aide mais un mouvement interne, organique, au sein de la vie, au sein de Dieu.

Qu’êtes vous alors ? Vous êtes.

Vivez sans vous soucier de ce que vous êtes, vivez simplement car vous ne pouvez faire autre chose. Vous ne pouvez pas vous suicider, vous ne pouvez pas quitter cette vie, vous ne pouvez pas vous désolidariser du corps de la vie, vous êtes, éternellement vous êtes, et cet être que vous êtes et qui partage l’être totalité, déroule de multiples processus linéaires et simultanés, distincts et unis, séquentiels et unifiés, autonomes et synchronisés.

Des lors que pourriez vous décider ? Que pourriez vous modifier ? Que pourriez vous impacter ? Que pourriez vous parvenir ou ne pas parvenir à vivre ?

Tout cela est imaginé, scénarisé, et ce scénario quoi qu’il en soit fait partie de ce corps de la vie que vous êtes, que nous sommes, qui est.

Laissez tomber vos bras tendus, laissez allez vos gestes en gestes plus naturels, moins contractés par le soucis d’agir, de faire, de réussir, de vous guider vous-même.

 

Vous pouvez parvenir à réaliser la paix en cessant simplement de vous croire isolé et puissant, seul et performant ou imperformant, reprenez votre place dans le concert, votre seule manière de l’avoir quitté est d’avoir imaginé le quitter, et cette note là en était encore une nuance particulière et indissociable.

Ce qui vous fatigue est votre souci de vous distinguer, ce qui vous comblera sera de vous réidentifier, resolidariser, réintégrer à la musique Une du vivant.

Cela vous semble peut être compliqué ou théorique, vous ne savez comment faire, mais ne faites rien, ne considérez pas ces mots comme un mode d’emploi ou un conseil à appliquer, simplement il y a ces mots et vous qui les lisez, vous ne devez rien faire de cela, nul élève, nulle école, nul apprentissage, qui croyez vous être qui pourrait apprendre ?

Qui croyez vous que nous soyons qui pourrait enseigner ?

Que pensez vous pouvoir changer à quoi que ce soit ?

Détendez vous vous qui n’êtes pas tendu.

Nous vous disons encore ceci : prier est unir sa voix à la voix de la création, est communier en Dieu.

Priez.

Nous vous remercions.