La-lumière

⎥ 124 ⎥

Mes amis nous allons commencer.

Pour aller plus loin sur votre chemin d’évolution, vous devez tout d’abord prendre conscience de ce qui fait une vie humaine épanouie, de ce qui vous comble en profondeur, cellulairement, jusqu’aux tréfonds de votre être, de ce qui pose en votre corporalité une note d’une harmonie telle que tout cesse, le mouvement vous paraît tel qu’une risée sur un lac paisible.

Vous pouvez pour appréhender cela vous tourner vers vous-même, vers votre cœur, et vous demander : que puis-je faire pour toi, moi qui ai déjà tant fait, tant tenté, tant essayé, qui me suis tant agité, qui ai tant voulu ?

Que puis-je faire enfin pour moi ?

Vous entendrez alors la réponse, et celle-ci sera le silence. Un silence plein. Un silence vide et plein. Un silence d’amour pur. Vous entendrez alors que pour vous emplir vous même de plénitude, d’éternité, de votre propre perfection, vous n’avez rien à faire, et que vous percevrez mieux votre propre paix, préexistante à tous vos mouvements de surface, en vous taisant quelques instants, en cessant et en tendant l’oreille vers Dieu, Dieu que vous écoutez à l’intérieur et qui ne dira rien, et non quelque dieu externe que vous ne trouverez jamais véritablement.

Ce Dieu là ne dira rien car il n’y a rien à dire et rien à faire, il vous suffit d’être.

Cela, répétez-vous le à maintes reprises lorsque vous peinez, dans vos soucis matériels, dans vos interrogations sur la bonne attitude à adopter, dans vos tentatives externes, il vous suffit d’être.

Le mental du monde de votre époque ne peut pas facilement adopter cette vision tant il est paramétré pour la performance, tant vous croyez devoir apprendre.

Vous n’avez aucune preuve à donner, aucune épreuve à remporter, il vous suffit d’être.

Pour atteindre à cette sagesse, des mouvements intérieurs seront certes sur le chemin, mais ne vous y trompez pas : la nature de ces mouvements est le désarmement, est la cessation, est la détente, est l’arrêt de toute lutte, est l’acceptation de la paix : il vous suffit d’être.

 

Etre, cela ne veut pas dire que vous resterez assis cent ans sous un arbre à méditer : la nature vous semble-t-elle immobile ? Les animaux vous semblent-ils statiques, les étoiles vous semblent-elles avoir figé leur course ?

En votre dimension le mouvement est permanent, il en émanera donc naturellement de vous, cette peur du mental, ne l’écoutez pas, mais simplement vous serez concentré à être et à contempler ce qui émerge en cette terre de votre être, et à en jouir, tout en restant intérieurement placé en votre immobilité.

Cela, bien sur nous le vivons et de nombreux peuples de la galaxie le vivent, cela vous semble extraordinaire et hors de portée, mais il n’en est rien. Dans votre suite d’incarnations vous arriverez à ce stade, la seule question est celle du temps que vous prendrez pour cela, et le temps est terrestre, vous seuls en êtes maîtres, vous pouvez saisir les occasions et mourir immédiatement pour naître à la liberté, la vôtre, ou bien divaguer encore sur les chemins d’errance, vous seuls savez en vous-même l’option que vous prendrez.

Et si d’aventure en vous-même vous sentez deux tensions contradictoires, l’une vers la paix l’autre vers l’agitation et le combat, la revendication et la plainte, alors priez. Dites à votre cœur ce que vous voyez de vous-même et quelle est votre intention.

Puis asseyez-vous et contemplez le mouvement de retour vers vous-même qui prendra alors son inéluctable essor.

Nous vous remercions et vous souhaitons une belle journée.