La-lumière

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Nous vous prions de débuter

Pour ce matin nous vous parlons de la jeunesse.

Vous débutez dans la vie dans un contexte de naissance que vos avez choisi parce qu’il va vous permettre de plaquer votre intériorité sur un extérieur – matériel, relationnel – en adéquation avec votre mission de vie.

Vous venez avec un mandat de réalisation personnelle précis, et votre vie terrestre est l’outil de cette réalisation. Ainsi, dès le début, et dans une projection de vous-mêmes beaucoup plus déterminée que vous ne l’imaginez, vous êtes situés dans votre propre bain. Dès lors toute interprétation victimisante de votre enfance est mal prendre en compte la réalité.

L’enfance est un âge d’oubli prononcé, où vous ignorez rationnellement tout, et où vous déployez de la sorte vos enjeux personnels en une vie terrestre, jusqu’à ce que vous puissiez progressivement, dès que l’autonomie vient, vous saisir de votre réalité et en prendre la responsabilité.

Cette phase d’enfance dans laquelle vous subissez votre contexte sans pouvoir y échapper en quoi que ce soit, bien que cela soit nous le répétons choisi en toute conscience, est une phase courte. Vous êtes rapidement capables de moduler vos réactions et vous jouez rapidement par vos attitudes le jeu de l’incarnation. Votre responsabilité prend donc rapidement corps. Les traumatismes d’enfance comme vous les appelez parfois, sont donc une vision de vous-même tels que confrontés à une réalité que vous avez appelée de vos vœux et qui vous correspond. Ainsi plutôt que de vous insatisfaire à rebours de ce que vous avez vécu, vous pouvez vous en satisfaire en tant que vous contemplez vos propres mouvements, mouvements perfectibles et que vous êtes venus parfaire.

Il n’y a donc pas de pureté de l’enfant sali par la vie, tout est pur, éternellement pur, et vous êtes ce que vous êtes, en essence et en projection individuelle temporaire, et ceci que ce soit dans l’enfance ou dans l’âge adulte. Donc n’idéalisez pas l’enfant ni ne diabolisez son contexte, et ne regardez pas l’adulte et l’enfant comme des entités différentes : vous êtes simplement celui que vous avez choisi d’être, et vous pouvez vous rétablir en une image de vous plus proche de votre unité originelle avec Dieu, avec la perfection, avec la grâce.

Maintenant pour ce qui est de vous comporter avec des enfants, avec les vôtres en particulier, vous devez regarder en face de vous un être autonome et responsable, qui déjà est parfaitement établi en ses choix, ses choix d’incarnation, et qui est situé sur le même plan que vous. Cela ne signifie pas de ne pas vous comporter en parent qui éduque, et donne au mieux de ses possibilités, mais cela signifie que votre attitude est de comprendre que vous collaborez simplement avec un autre être parfait parachuté en une réalité imparfaite pour s’y perfectionner, tout comme vous, et que vous n’êtes par conséquent que très superficiellement avance par rapport à lui, cette impression d’être plus grand, plus sage ou plus responsable est fausse.

Prenez vos enfants par la main en sachant que ceci n’est rien, voyez vous plutôt comme deux êtres qui cheminent parallèlement et coopèrent l’un l’autre.

Il y a peu de différence entre deux adultes d’un côté, et un enfant et un adulte de l’autre, vous jouez pareillement le jeu de l’incarnation au service de vos développements respectifs.

Prenez cette justesse en compte, infantilisez moins vos enfants-partenaires, regardez le souvenir que vous avez de vous même enfant avec plus de justesse, ce qui est moins d’idéalisation, ne vous déresponsabilisez pas à rebours sur ce que vous avez vécu.

L’âge enfant est moins contrôlé et contrôlant que l’âge adulte, moins de couches de conditionnement et auto conditionnement y sont développées, vous pouvez donc plus facilement vous y apercevoir, utilisez cela pour cheminer.

Nous vous remercions et vous disons à bientôt,

Vos amis du soleil.