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Nous sommes là.

Nous allons bientôt commencer.

 

Nous vous proposons de vous tenir prêt à quoi que ce soit en permanence, de ne pas craindre les changements de direction ni les contradictions, de ne rien gagner que vous pourriez perdre, de ne pas craindre de perdre quoi que ce soit que vous penseriez avoir gagné, d’accepter de changer d’avis si votre devoir est de changer d’avis.

 

Pour ce matin, nous avançons sur la convivialité.

Ne soyez pas surpris des thèmes que nous choisissons, la surprise marque le fait que vous avez des attentes, quittez toute attente et ainsi vous vous ouvrez pleinement à la vie et avez plus de champ libre devant vous.

 

La convivialité est ce qui vous unit aux autres humains.

En général la convivialité, vous la mettez en place comme une sorte de politesse, une manière d’accueillir les autres et de ne pas les brusquer, qui est de la peur de perdre et de la conscience d’avoir besoin des autres. Mais vous ne pouvez perdre personne et n’avez besoin de personne. La convivialité est donc généralement porteuse d’une composante de peur.

La vraie convivialité est d’avoir le cœur ouvert, est d’accueillir l’autre sans jugement ni attente comme on accueille Dieu, comme on s’accueille soi-même.

Encore faut il pouvoir s’accueillir pleinement soi-même. Ne plus se juger et ne plus avoir peur d’être jugé. S’être trouvé et ne plus avoir peur de perdre quoi que ce soit à l’extérieur.

Si l’autre, vous l’avez trouvé à l’intérieur de vous, alors vous n’avez pas à être plus convivial avec lui que vous ne l’êtes avec vous-même.

A quel point êtes-vous convivial avec vous-même ?

A quel point êtes vous vrai et authentique avec vous-même.

Si vous avez trouvé en vous une attitude infiniment aimante et respectueuse et qui ne s’embarrasse pas de décor, de politesse, de faux semblant, alors vous pouvez et devez avoir la même attitude envers les autres.

Libre à lui de percevoir la puissance d’amour qu’il y a en votre attitude, la puissance de respect qu’il y a en votre attitude.

Donc ne craignez pas de brusquer, ne prenez pas les autres pour de petits enfants qu’il faut prendre délicatement par la main, soyez intégralement vrai, faites ce cadeau à l’autre, à vous même, à la vie.

La véritable convivialité est juste une position d’accueil et d’ouverture inconditionnelle, pas un comportement de surface. Vous pouvez éconduire l’autre en surface parce que vous lui dites non et pourtant l’accueillir immensément, et inversement être à son service et pourtant ne pas être dans une ouverture en profondeur.

Vous ne devez jamais rien à personne que d’être intégralement vous même, que d’être absolument authentique, que d’être sans vêtement, sans polissage, sans couleurs feintes, aussi jolies soient elles.

Vous ne pouvez perdre personne, vous ne pouvez perdre personne, vous ne pouvez perdre personne.

Trouvez un contact véritable en vous, et vous ne pourrez plus perdre personne, car vous aurez trouvé les autres en vous même.

Ainsi, si vous vous trouvez en position d’accueillir matériellement, vérifiez toujours que cela est juste pour vous, ne forcez jamais l’attitude en vertu d’une quelconque morale.

Si vous trouvez en vous l’élan d’être au service et que cet élan est un mouvement sans attente, que la réponse, la réaction de l’autre vous est totalement égale, que vous offrez cela de vous à vous, que vous ne rendez pas l’autre responsable d’être aussi responsable que vous, que vous ne vous placez pas en maître, et éducateur, en parent, alors offrez vous totalement à cet élan.

Vous n’êtes jamais et ne devez jamais être qu’au service de votre âme, cela est essentiel et le plus important.

Ainsi vous ne pouvez pas construire un comportement systématique d’accueil ou de non accueil de la demande de l’autre, ou de l’autre physiquement, car vous devez être vrai en toute circonstance et cela est dans le présent remis en cause à chaque seconde.

Si l’autre est à votre porte, que vous sentez juste de lui ouvrir votre table, et que la seconde suivante il vous vient de lui demander de partir, offrez vous à ce comportement, vous n’avez aucune idée du pourquoi ni de l’effet de ceci, vous devez être intégralement au service de votre impulsion intérieure.

Bien sûr, comme vous êtes éduqués, vous avez des attitudes programmées, des conditionnements, qui rendent difficile cette lucidité dans l’instant. Mais l’essentiel est que vous ne devez rien à personne, ce qui n’est pas une fermeture mais une présence à votre seul maître, qui est intérieur, et qui seul sait ce qu’il a prévu d’être et d’expérimenter à travers vous.

Ne limitez pas ce que la vie a prévu d’expérimenter en vous parce que vous vous conformez à des schémas acquis de relation sociale.

Donc renoncez à la convivialité, et ouvrez véritablement votre cœur, n’ayez plus peur de blesser l’autre, ne prenez pas soin de lui comme on prend soin d’un oisillon, la vie se charge très bien d’elle même. Et bien sûr si vous sentez l’élan de prendre soin de l’autre, alors prenez soin de cet élan, et prenez soin de l’autre, mais ce que vous faites ne croyez pas que vous vous occupez de l’autre, sachez que vous vous occupez simplement d’obéir à ce qu’il vous est intérieurement demandé.

Soyez capable d’être intégralement ouvert et aimant de vous, de l’autre et de la vie, indépendamment, totalement indépendamment de la forme que prendra la relation.

Soyez aussi aimant, aussi christique envers l’autre que vous lui ouvriez votre maison ou que vous la lui fermiez, que vous lui demandiez accueil ou que vous passiez votre chemin, que lui même dise oui à votre demande ou bien qu’il dise non, que lui même soit authentique ou bien qu’il soit simplement poli.

Toute cette surface n’a aucune importance, soyez vrai, soyez ouvert, laissez transparaitre la lumière de votre maître à chaque instant sans rien préjuger de quoi que ce soit du comportement juste.

 

La clé est donc d’avoir un lien immédiat établi entre votre âme et vous, et de vous être soumis totalement à cette écoute intérieure.

De là ou vous en êtes vous doutez souvent de ce que vous entendez, et vous vous adressez à vous même des messages contradictoires provenant de différents niveaux de vous même, puis vous avez du mal à faire le tri, à discerner le conditionnement de la personne en laquelle vous avez pris forme et le flux de votre âme.

Mais cette étape est normale et nécessaire car elle vous permet d’éduquer votre lucidité dans l’instant.

Plus votre énergie est haute et plus vous êtes proche de votre âme et plus votre pensée est claire. Plus vous baissez en vibration, plus votre pensée est confuse.

Acceptez ce que vous vivez, acceptez la confusion si c’est cela que vous vivez, contemplez la confusion et écoutez, continuez à écouter sans perdre votre calme, n’ayez pas peur de « mal faire », de « mal entendre » ce qui vous est demandé, n’ayez pas peur de vous contredire ni de changer d’avis, n’ayez pas peur de contraindre, contrarier ou perdre l’autre, n’ayez pas peur non plus de lui ouvrir les bras, de vous offrir à lui, soyez simplement présent et concentré et ouvert et disponible.

 

La vitesse avec laquelle cette authenticité nue, cette vérité intégrale, créera des conséquences vivantes et puissantes dans votre vie et installera une vibration qui vous semblera délicieuse, cette puissance d’être soi même, cela vous étonnera et emportera vos dernières réticences.

Tout cela revient à ne plus vous dissocier de l’extérieur, à ne plus vous concentrer que sur votre intérieur, sur ce jeu de vous à vous qui consiste à vous écouter, à vous perdre et à vous retrouver pour tendre vers un alignement permanent avec votre âme, une disparition de tout ce qui en vous n’est pas intégralement vous.

 

N’ayez aucun projet envers l’autre, aucun sentiment de responsabilité, par contre soyez responsable de vous même et cela implique d’être, dire, faire ce qu’il vous vient, et effectivement, plus vous monterez en vibration, plus des responsabilités vous seront confiées, plus vous vous retrouverez impliqués dans la marche du monde, mais toujours en direction de vous même.

Nous vous remercions.