(Buvez ce texte d’une seule rasade, nous vous demandons ceci maintenant.)

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Nous allons commencer.

Ce matin nous considérons la vie comme étant un flux qui vous traverse, et qu’il vous est demandé de ne jamais refuser.

Refuser la vie est s’opposer à ce que l’on reçoit, est recevoir de manière conditionnelle, est tenter de dévier le flux de ce qui se présente à nous, est se considérer autre que ce qui nous entoure et le stigmatiser, pour mieux le rejeter, et tenter de se définir dans ce rejet de ce qui est autre.

Mais vous vous reconnaissez bien plus profondément en accueillant tout ce qui vous entoure, tout ce qui arrive à vous, et qui vous arrive à vous, et qui donc est vous.

En ne vous dissociant plus du flux de vie que vous vivez, vous quittez cette notion de frontière entre l’intérieur et l’extérieur, entre ce qui est vous et ce qui n’est pas vous, et vous accédez réellement à vous, à ce vous qui est un nous, qui est la vie, qui est Dieu.

C’est en un sens beaucoup moins rassurant car vous n’avez plus cette identité qui vous permet de répondre à l’identité des autres, vous n’avez plus cette arrogance qui s’emboite à l’arrogance des autres, vous devenez vide de capacité à vous définir pour les autres, pour la société, pour un métier, pour une activité, pour un revenu.

Qui êtes vous ? De quoi vivez vous ? Quel métier faites vous ? Que ferez vous demain si ? Où allez vous ? Que voulez vous ? Comment allez vous vous habiller pour aller à ? Toutes ces questions auxquelles votre société vous convainc de répondre instamment, et vous rends faible de n’y pas parvenir, mais auxquelles vous répondez de manière forcée et artificielle, toutes ces questions sont mortifères, sont des barrages érigés entre le flux de la vie et vous, entre les flux de la vie et vous.

Ces barrages établissent des retenues, des stagnations, des petits bassins qui vous rassurent car vous vous y baignez, vous y demeurez, et la vie s’y développe d’une certaine façon, s’y habitue d’une certaine façon, s’y stabilise d’une certaine façon, d’une façon que vous pouvez regarder dans le miroir et dire ceci est moi, tu vois maman ceci est ton fils, tu vois papa ceci est ta fille, mais à ce jeu des petits bassins vous perdez le contact avec l’immensité infinie de ce que vous êtes, vous perdez l’opportunité extraordinaire de votre plein potentiel, vous vous limitez d’une façon qui de notre point de vue est avilissant et mutilatoire. Ceci simplement par peur, par peur de ne pas être aimé et reconnu, par ignorance donc de cet amour et de cette reconnaissance infinis que vous détenez en vous-mêmes, que la vie vous témoigne à chaque instant, que vous n’auriez qu’à demander et recevoir, chercher en vous et y trouver, de cet amour et cette reconnaissance que vous n’avez qu’à être.

Cette crispation identitaire est une mutilation, et vous ignorez votre plein potentiel.

Nous pourrions répéter cette phrase à l’infini et la faire vibrer comme un mantra jusqu’à l’entendre dissoudre vos tentatives de vous définir pour plaire à l’autre, pour obtenir de l’autre, pour recevoir ce que vous avez déjà.

A l’opposé de cette démarche certifiante, calibrante, définissante, est l’ouverture à la confiance, est la décision de la foi, est la chute en votre eau infinie, est l’accueil de ce que la vie recèle de jouissance, qui est détente, acceptation, achèvement de toutes velléités d’aller quelque part, pour atteindre tout de la simple place que vous êtes.

Ne doutez plus ne doutez plus ne doutez plus.

Aimez vous aimez vous aimez vous.

Reconnaissez vous reconnaissez vous reconnaissez vous.

Ouvrez vous ouvrez vous ouvrez vous.

Cédez cédez cédez.

Acceptez acceptez acceptez.

Quittez vos costumes, tous vos costumes, l’absence de costume est encore un costume, vous devez être nu ce qui est être. Ne sachez plus qui vous êtes pour connaître qui vous êtes, ce qui est simplement reconnaître que vous êtes et que cela suffit.

Comment, alors que vous êtes, alors que vous existez, alors que ce simple fait d’être, vous place instantanément au rang de Dieu – car dans être aucune hiérarchie, un seul niveau, le niveau extrême et absolu de la divinité de chaque chose – comment alors que vous êtes, pouvez-vous chercher ainsi à définir de petites frontières et vous y conformer ? Quel sens peut donc avoir une telle mutilation ? Quel niveau de peur faut il dont atteindre pour se rétracter ainsi ?

Je vous en prie ouvrez vous, reconnaissez vous, aimez vous.

Nous venons frapper à grands coups ces petites carapaces qui vous enserrent et que vous croyez, que vous tentez d’être, pour vous dire que vous êtes.

Cessez de vous réduire.

Cesser de vous grimer.

Refusez définitivement d’établir un curriculum vitae, ce petit guichet sur vous-même par lequel vous passez malhabilement votre main infinie, par lequel vous réduisez votre main infinie pour la tendre à l’autre, qui lui-même à réduit la sienne par son propre guichet pour vous la tendre. Face à face, vous ne vous tendez que votre peur.

Mais que craignez-vous donc à rencontrer un humain ?

Mais que peut-il donc vous arriver que vous donniez à l’autre tant de pouvoir ?

Mais quelle ignorance de vous-même faut il donc pour penser ainsi dépendre de l’autre ?

Mais qu’à donc cet autre vous-même que vous n’ayez pas déjà ?

Je vous en prie, faites voler tout cela en éclats, dispersez le au soleil au vent et à l’eau, rendez le à la terre, et criez enfin que vous êtes vivant et que ceci ne requiert aucune preuve, aucun passeport, aucune carte d’identité, que ceci ne tolère aucune frontière et n’en a jamais eu aucune.

Osez vous proclamer Dieu et vivre parmi les Dieux, ouvrez enfin vos yeux clos, quittez ce rêve étriqué ou vous vous quittez vous même à chaque seconde pour la peur.

Nous vous aimons tant que vos petits jeux nous sont intolérables, nous voyons cette eau contenue que vous retenez et qui cherche à faire cascade, circulation, jaillissement, et que vous contenez de toutes vos forces pour tenter quelque chose mais quoi ? Cessez toute tentative à cet instant même et définitivement, nous vous l’ordonnons de toute la force de notre amour, brisez instantanément ces chaînes inexistantes dans lesquelles vous vous cerclez vous-mêmes et vous débattez, mais voyez donc quelles ne sont pas !

Sentez la vie, sentez la simplement rugir de son flot pur et pleurez enfin, ouvrez vous à la grâce, aimez, aimez simplement tout ce que vous voyez, tout ce qui tombe sous vos yeux est Dieu, est vous, est la vie qui s’offre, et à laquelle vous offrez une fin de non recevoir, « non merci ceci n’est pas moi » « non merci moi je suis cela », mais quelle arrogance bâtie sur quelle ignorance, et sur quelle peur, faut il donc pour dire de telles choses ?

Bien sûr ceci est une forme prise en votre âme pour venir ici le briser.

Bien sur tout ceci est une contraction prise en votre propre sein pour venir ensuite respirer et expérimenter l’amplitude retrouvée. Bien sûr de ce voyage vous gagnez une connaissance immense et bénéfique et qui profite à tous.

Bien sûr nous ne vous parlons pas ici à vous « petits frères » mais à nous-mêmes, à cette partie de nous-mêmes en mission et qui s’offre à cette mission dans sa partie la plus étroite. Mais voici venu le temps pour les humains de basculer dans une nouvelle phase, de réouvrir ce qui a été fermé, de quitter ce rêve affreux et de vous souvenir que Dieu n’a jamais cessé de vous soutenir, et que vous n’avez jamais cessé d’être Dieu.

Nous vous remercions.

Aimez chacun des mots de ce texte, accueillez chacun de ces mots sans l’intercepter au passage, reprenez ce texte en décidant au préalable de tout laisser entrer, de ne rien censurer commenter saisir, buvez ce texte d’une seule rasade nous vous demandons ceci maintenant, plongez dans cette expérience, nous vous aimons et vous disons à bientôt.

Vos amis dans la lumière.