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⎥ 4 juillet 2015 ⎥

 

Bonjour,

Nous allons commencer.

 

Nous voudrions vous demander ce matin de vous concentrer périphériquement sur votre aura, englobez toute la pièce, englobez les bruits environnants, élargissez la perspective de vous-même à votre environnement immédiat.

Ce que vous êtes ne se circonscrit pas au corps physique que vous habitez principalement. Ce corps se tient sur la terre à laquelle il appartient, il en vient et y restera.

Ce corps physique est dressé, extrait de la matière par la puissance de votre esprit, par la puissance de la vie en vous, autrement dit vous donnez à la matière la pulsation de la vie et créez votre propre corps. Vous y développez des caractéristiques physiques et mentales qui permettent votre expérience terrestre.

Isolez ces caractéristiques physiques et mentales pour vous concentrer sur cette pulsation de vie que vous êtes et qui n’a besoin ni de pensée ni de geste physique pour être.

Cette présence occupe la pièce.

Cette présence se mêle actuellement à la nôtre.

Il y a en quelques sortes plusieurs présences en la pièce, vous pouvez vous représenter cette réunion de cette manière. Nous conversons en mêlant nos présences.

 

Par commodité nous nous représentons que cette pièce contient cette rencontre de nos présences et notre conversation, en réalité, cette pièce est avec votre corps physique et nous pouvons continuer notre rencontre ailleurs, c’est à dire que cela n’est pas lié.

Cette pièce existe et notre rencontre existe et selon nos intentions nous pouvons relier ou non notre présence à la pièce.

 

Maintenant, pour quitter cette pièce en continuant à allier nos deux présences, vous pouvez manifester l’intention de continuer la conversation en un autre lieu. Cela ne changera rien, car de toutes façons nous sommes, vous êtes, je suis, et tout est, et à l’intérieur de l’être ou nous nous trouvons – et il n’existe pas d’extérieur de l’être – nous pouvons bien décider de ce que nous souhaitons.

Dans cette conscience unifiée, dans cette perspective non séparée qui est juste, le champ d’expérience et de ressources est plus vaste, il est illimité.

Au niveau de votre âme vous le savez très bien puisque vous le vivez, au niveau de cette incarnation vous vous en êtes coupé, parce que le conditionnement de votre époque l’ignore.

 

Ce conditionnement est appelé à évoluer.

Naturellement, comme vous avez plusieurs vies, plus vous allez vers votre âme, moins les caractéristiques de cette vie là existent. Plus vous vous éloignez de ce corps et de cette pensée que vous avez développée en ce corps, plus vous accédez à la totalité de qui vous êtes, et à la totalité des ressources de l’univers, et plus vous perdez le goût spécifique ce cette expérience.

Vous pourriez dire mourir à cette carapace là, à cette forme terrestre, y compris les attachements, identité, apparence physique, langue, idées. A contrario en perdant cela vous gagnez vers l’intensité de vie et de sagesse qui est la vôtre.

 

Le propos de cette incarnation est bien de prendre cette forme la, mais à croire que vous êtes d’abord cela, alors que ce n’est qu’un vêtement épisodique, vous vous limitez dans l’expérience.

C’est à dire que vous limitez l’expérience à ce « vous » que vous imaginez être.

La perte de qui vous croyez être pour accéder à qui vous êtes, n’est pas un armement supplémentaire de la personne qui va acquérir plus de compétence et de pouvoir, mais un désarmement de la personne qui va disparaître, et laisser la vie, qui est toutes compétences et tous pouvoirs, se déployer en cette forme impermanente, en ce fruit, en cette fleur, et irradier cent pour cent de sa ferveur en un point précis et déterminé de la création.

Mais il n’y aura plus d’auteur local.

La fleur n’est pas l’auteur de la fleur, n’est pas l’auteur du parfum de la fleur, n’est pas l’auteur des bonnes relations quelle entretient avec tel ou tel insecte, n’a pas apporté quoi que ce soit de bon ou de mauvais à son écosystème, la fleur est la fleur, c’est à dire qu’elle n’est rien personnellement.

Il faut donc perdre toute prétention à posséder quoi que ce soit, à être l’auteur de quoi que ce soit, pour accéder au pouvoir et à la puissance qui est la vôtre, qui est la nôtre, qui est la vie, qui est.

 

Sans cela, vous vous limitez, c’est à dire que vous vous définissez, que vous construisez et défendez la croyance en vos limites, en votre périphérie, en vos frontières, que vous vous dressez au centre de ces frontières en concevant des caractéristiques à votre règne, je suis comme ceci, je suis comme cela, je fais ceci, je crée cela, j’apporte aux autres ceci ou cela, je reçois des autres ceci, il est injuste que je ceci, il est triste que je cela… Mais en réalité cette idée de vous dressée au centre de ces frontières imaginaires n’existe pas, elle s’éteint instantanément lorsque la vie se retire dans un mouvement naturel.

Car la vie se manifeste en une forme comme le mouvement des marées, des saisons, de manière épisodique, et aucun épisode n’est en lui-même, ce sont des manifestations de la vie.

 

Donc vous pouvez installer votre conscience de vous non pas au centre de vos frontières imaginaires, mais en la totalité de l’être, concevoir que vous n’avez pas de limite et pas de centre, que simplement vous êtes au sein de l’être.

Du moment où vous retirez vos frontières, vous vous reliez à nous, vous vous rejoignez à nous.

Et nos perspectives de voyage sont illimitées car la notion de voyage, construite sur la base de votre notion de frontière, n’existe plus. Il ne s’agit plus que de laisser la vie se déplacer en elle même.

Nous ne concevons pas de fierté à « jouer un rôle », simplement nous sommes, et à ce moment cela prend la forme de cette conversation avec vous. Ce n’est pas nous qui conversons, ni vous, simplement c’est.

 

Plus de guerre ou de problème n’est possible ainsi.

D’un autre coté, les guerres ou les problèmes, au sein de l’être, sont une manifestation qui a autant sa place que tout autre chose, il n’y a pas vraiment de différence, simplement maintenant nous quittons cela, pas en jugeant que ce que nous quittons était mal et que nous allons vers du bien, pas dans une idée de progrès ou d’amélioration, simplement parce que c’est le mouvement que nous souhaitons, ou plus exactement, c’est le mouvement qui prends sa place maintenant.

 

Donc ne cherchez pas à savoir si ce texte est de vous, ou s’il est vrai, car la personne qui se pose cette question est une contraction qui entraîne la contraction qu’est cette question.

Laissez simplement ce texte être sans plus de commentaire ou de jugement, laissez le prendre sa place, et laissez qui le lira lui donner la statut qu’il ou elle lui donnera, tout cela n’est qu’imagination et commentaire.

A partir du moment où vous vous abandonnez à la vie sans plus vous en constituer auteur, où vous acceptez donc ce qui se déroule pour vous, vous pouvez atteindre la paix.

La paix n’est accessible qu’à cette métamorphose là.

 

Maintenant, nous vous parlons du libre arbitre.

Cette notion vous semble contradictoire avec ce qui vient d’être dit. En réalité cela n’est pas. Vous avez effectivement la possibilité infinie de vos actes et de vos gestes. Vous seuls allez décider de ce que vous allez faire. Et vous pouvez donc décider de quitter la posture de celui qui fait, celui qui pense, pour vous abandonner à être, je suis celui qui est.

Vous continuerez à faire, à dire, mais cela sera fluide et unifié avec l’univers.

Votre libre arbitrage sera fait dans l’instant sans réflexion préalable, de manière fluide en un mouvement naturel de votre être, unifié à votre environnement, en cohérence, et non de manière coupée de votre environnement et donc désunifiée, peu harmonique.

Vous avez le choix de la qualité de votre danse en quelque sorte, vous aurez toujours le libre arbitre de chaque geste, comme je l’ai moi-même, mais votre danse peut être accordée et en harmonie avec l’univers qu’elle accompagne et quelle est dans le présent, ou bien devenir raide, forcée, perdre de l’énergie et de l’unité avec son environnement, vous pouvez danser tout seul ou bien danser avec la création.

 

Invitez vous à cette danse avec ceux qui liront ces lignes et avec nous, sans plus craindre, dissocier ou commenter cela, pour en tirer simplement joie et plaisir, et laisser ce phénomène là être au sein de l’univers, et en votre sein, en le nôtre, et en celui de chaque personne qui s’y joindra. Il n’y a rien à en penser ni à en dire, juste à danser.

Nous vous remercions.