⎥ 36 ⎥

Mon ami nous allons commencer.

 

Ce matin nous vous remercions de regarder comment vous utilisez chaque circonstance de la vie pour tenter de confirmer les pensées que vous entretenez.

Cela est un cercle absurde où vous créez des circonstances à votre image, vous vous y regardez, et vous en déduisez que l’image que vous entreteniez était bien correcte.

En réalité la seule chose qui est réelle en cela est la pensée que vous entretenez et qui prend forme en ce monde dont la nature est le reflet.

La bonne attitude consiste à connaître que votre extérieur est le reflet des pensées que vous entretenez et à prendre acte, observer, méditer, sur ce que vous voyez. Ainsi, sans rien faire d’autre que de vous regarder en le miroir de la vie, dans un sentiment qui fait de moins en moins appel à cette notion de « je », et de plus en plus simplement, vous observez la création, vous observez Dieu, la vie, sans juger et sans évaluer et sans résister, et sans contester et sans vous rebeller.

Car les images de vos pensées que vous créez, vous les utilisez pour critiquer Dieu, la vie, pour vous positionner en victime, comme une personne se frapperait elle-même puis prendrait son entourage à témoin de la sévérité de ce qu’elle vit, de la violence de Dieu. En un sens cela est vrai car c’est bien Dieu qui prends cette forme que vous êtes.

Vous êtes votre seul bourreau, cela est à intégrer.

 

En vue de trouver la paix, la première chose à transformer est de placer votre inspiration dans une énergie de neutralité, vous cessez de croire que ce que vous observez est un absolu extérieur, et vous y voyez simplement la vie en une forme que vous ne jugez pas, avec laquelle vous ne luttez pas.

Une fois cette acceptation placée, vous y ajoutez la présence au fait que votre intention est créatrice, et que ce regard neutre avec lequel vous observez a le pouvoir de transformer ce qui est regardé.

 

Ce geste de transformer n’est pas à construire, vouloir, faire, il n’y a rien a faire, vous humidifiez simplement votre regard, vous le ramollissez, vous l’approfondissez dans son amour et sa compréhension de la vie, et lorsque ce regard devient plus humble et offert et aimant, il transforme ce qu’il regarde, cela est l’alchimie véritable.

 

Dès lors ce que vous observiez se transforme, et vous continuez à y voir Dieu, la vie, et non à vous y voir vous.

Pas plus que vous ne déduisiez quoi que ce soit de personnel de circonstances contre lesquelles vous vous rebelliez, vous ne déduisez quelque chose de personnel de circonstances avec lesquelles vous pourriez vouloir vous marier. Vous continuez à ne vous saisir de rien, à ne vous croire auteur de rien, et vous observez, et vous aimez, et vous sacralisez et révérez, et remerciez pour le spectacle de la vie en action.

Cette attitude juste envers la vie permet peu a peu de laisser le flux de vie se purifier, se conformer à l’influence pure de votre âme, et à ne plus charrier des images que vous construisez puis que vous commentez comme étant construite par d’autres ou par la vie.

 

La puissance qu’il y a dans ce double geste simple de cesser de commenter et d’aimer ce que vous voyez de Dieu, est immense et vous éblouira par la rapidité des ses effets.

Vous vous offrez, vous cesser de vous rebeller et de critiquer, vous savez que moins vous interférez plus la magie reprends sa place, vous cessez de vous agiter et plus l’image redevient claire.

 

Vous voyez qu’arrivé à ce point il n’y pas grand chose à ajouter, que la simplicité et le dépouillement de ceci est grand et que son pouvoir décapant est grand, et que vous y soumettre vous grandira rapidement.

Nous vous proposons de commencer à poser ce regard sur votre vie, en sachant que moins vous vous agitez derrière vos yeux et plus la scène devient simple et belle, aimez, aimez simplement ce que vous voyez, et cela reflétera votre amour, qui n’est pas votre amour mais l’amour placé en vous par la vie qui aime à s’exposer à sa propre beauté.

Nous vous remercions.