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Ce matin nous vous entretiendrons de la manière de sombrer en la joie.

Vous vous retenez au bord du précipice. Vous évitez pour le moment de sombrer, vous résistez à la disparition. Cela est certes normal. Nous voulons juste vous dire que cette chute est une ascension. Vous le savez mais devez l’expérimenter.

Vous avez certes du discernement sur là ou vous en êtes et mesurez la contraction qui est encore la votre, mais vous ne croyez pas en la possibilité de dissoudre tout ceci rapidement. Vous vous évaluez encore en permanence, et ceci peut être quitté simplement.

La question alimentaire vous occupe l’esprit, et cette question extérieure est une représentation de l’hésitation intérieure que vous sentez. Cette hésitation intérieure peut être pulvérisée d’un mot. D’une parole vous pouvez passer cette porte. Ceci peut avoir lieu à l’instant même si vous le décidez, mais vous faites encore un peu durer le passage. Vous l’avez pris en contact, mais vous n’avez pas réellement envisagé de traverser, car vous craignez de perdre vos proches, vous craignez de changer extérieurement trop radicalement. Mais en réalité vous ne pouvez jamais rien perdre, il n’y a pas quelque chose que vous auriez et que vous n’aurez plus ensuite. Car dites vous bien que vous n’avez rien. Vous imaginez avoir, et vous imaginez perdre.

Nous pouvons vous dire encore ceci : ce passage est une bénédiction, pour vous comme pour toute personne de votre entourage. Votre mental peut lui même se rassurer quant au rendement, au résultat, aux cadeaux qui seront à la clé. Ces cadeaux sont à la fois intérieurs, paix et joie, mais aussi extérieurs : abondance et fluidité dans l’existence matérielle et dans l’action.

En quelque sorte c’est de la dissolution de la notion et de l’illusion de problème qu’il s’agit.

Mais vous êtes encore attaché à votre identité que vous craignez de perdre. Certes intérieurement nous parlons d’un passage, d’une sorte de rupture, car l’envisager ainsi donne plus de puissance au geste intérieur, à la parole qui doit être effectuée, mais extérieurement cela ne donnera pas lieu à un changement radical, votre expression, ou votre physique, ou votre voix, ou votre apparence, ou votre comportement, ne va pas changer si radicalement que les autres personnes se diront que cette nuit là il s’est passé quelque chose. Simplement vous rayonnerez et cela sera perceptible, vous serez calme et cela sera perceptible, vous aurez plus de facilité à décider, à vous aligner, à faire des choix clairs, à ne pas entrer dans les logiques que vous proposent les autres de part leurs plaintes et leurs peurs, vous aimerez toutes les expressions que vous présenteront vos proches et cesserez de les juger. Car vous aurez cessé de vous juger.

Vous ne croyez pas suffisamment à cette possibilité de cesser de vous juger, en réalité vous avez déjà cessé de vous juger et vous continuez encore mécaniquement à le faire en surface, mais vous vous reprenez immédiatement, et ceci sans violence.

Vous êtes comme un jeune marié qui est au jour de sa noce, déjà en l’église et qui ne réalise pas où il est. Une partie de vous fuirait immédiatement en visualisant où vous êtes, une partie de vous le sait et continue sur cet élan inarrêtable.

Lâchez tous ces objets que vous tenez, auxquels vous vous identifiez, que vous croyez devoir entretenir en vous. Vous expérimenterez avec étonnement ces prochains jours que vous serez plus calme face à la nourriture, ce qui est à la fois plus capable de ne pas manger une pâtisserie ou une viande posée devant vous sans que cela ne vous gêne ou ne vous frustre, ou ne provoque une autre émotion que la joie et la gratitude de vous sentir libre, et vous serez aussi capable de manger quoi que ce soit sans vous culpabiliser ou vous dire que cela est un signe que vous êtes encore dépendant. Vous ne serez plus occupé qu’à écouter intérieurement et à faire ce que vous entendrez et à vous sentir libre et heureux de ceci.

Nous vous disons tout ceci simplement pour faciliter ce basculement qui s’apprête à avoir lieu et vous aider à l’apprivoiser.

La part de doute qui vous habite est comme un nuage gris autour de vous, et vous pouvez le visualiser.

Il est fait de cette croyance que vous avez besoin des autres et de cette tentative de vous conformer au comportement que vous imaginez être le plus à même de vous garantir l’intérêt des autres. Ce petit nuage est devenu fragile au sens ou il ne vous est plus véritablement attaché, vous pouvez vous en dissocier.

Vous pouvez visualiser que cette contrainte, cette énergie, est sur vous, puis le déplacer à coté de vous sur votre droite et rester dans la sensation de votre indépendance, qui est juste une manière d’être en esprit et en sensation centré sur vous-même au lieu d’être centré sur les autres, votre regard reste en vous et non se balade en une image intérieure ou bien en une observation extérieure des autres.

Chaque fois que vous ressentez que vous êtes en positionnement entre vous et les autres, sous l’emprise de cette logique là, vous déplacez cette perception du nuage gris, de ce nuage gris, de cette énergie, et votre perception de vous, et vous ressentez ce recentrement. Ce nuage de dépendance et de dispersion en l’autre, en une image de l’autre, perdra peu à peu de sa réalité perceptible et bientôt ne sera plus.

La trajectoire spirituelle d’une personne est ce qui se déroule, et vous pouvez prendre un autre chemin, vous pouvez ralentir, mais une fois que vous êtes lancé sur cette trajectoire et que une grande part de vous s’est alignée, plus grand chose ne peut venir brider cet élan ni le détourner ni le ralentir. Ce qui doit se dérouler se déroule, et vous en êtes juste spectateur, un spectateur qui n’est même pas impatient de connaître la suite, qui est juste occupe à vivre ce déroulé.

Nous vous remercions de votre foi, souvenez vous que votre doute peut être écarté, comme vous écartez d’un simple geste votre dépendance du regard accordé à l’autre.

L’énergie que vous ressentez à l’instant, certes nous vous aidons mais cela n’est pas circonscrit dans le temps et vous pouvez résider en cette énergie là sans crainte de la perdre, décidez juste de la retrouver quand vous le voulez.

Pour ce qui est de la publication ou non de ce message, ne vous souciez pas de cela, il vous viendra naturellement de le publier lorsque cela sera juste, en réponse à une demande, ne le brandissez certes pas come on cherche à convaincre l’autre, mais cela ne sera pas, ni ne le retenez comme on craint la réaction de l’autre, et cela ne sera pas non plus.

Vous savez que chacun est maître et auteur de sa réaction, et que vos peurs vous appartiennent comme celles de chacun lui appartiennent, vous ne craignez de jugement que au point ou vous jugez vous-même, ce qui est le point ou vous vous jugez vous-même.

Chemin faisant vous n’aurez plus aucune préoccupation de la manière dont quiconque pourra interpréter cela, juste la joie de recevoir et la joie de donner, ce qui est proposer car l’autre se saisit lui-même, et à sa manière, de ce que la vie lui propose, comme vous vous saisissez de ce que nous vous proposons et de ce que la vie vous propose.

Pour ce matin nous en restons là.

Nous vous souhaitons une bonne journée et sommes heureux de cette coopération naissante.

Nous vous remercions.