La-lumière

⎥ 96 ⎥

Nous vous prions de commencer.

Pour ce matin nous vous demandons de vous diriger en pensée vers la limite de vos perceptions extérieures.

Visualisez une limite extérieure au champ de perception, comme une bulle au plus loin de vous qu’il vous serait possible d’atteindre.

A ce point de l’espace vous considérez qu’est votre espace de contact le plus éloigné, là où vous pouvez encore entendre, bien que le son soit extrêmement subtil.

Comme un bruissement d’arbre dans une toute petite brise.

 

Vous en percevez pourtant sensiblement le passage, comme un murmure. Vous tendez l’oreille.

Ainsi le silence devient très légèrement habité.

Vous cherchez à déceler une présence.

A discerner ce qui se situe dans l’ombre à l’extrémité de votre champ visuel, par une aube brumeuse.

Vous ressentez intensément l’espace autour de vous, et tout ce qu’il contient.

Vous percevez.

Vous vous élargissez à votre perception la plus subtile possible, vous tournez le bouton du son jusqu’à l’amplification maximale.

Allez jusqu’à craindre que si quelqu’un crie soudain cela ne vous fasse mal à l’oreille tant vous avez amplifié l’ambiance.

 

 

Vous êtes comme un héron perché silencieusement sur ses pattes, posé dans l’eau immobile, et qui entend le jour se lever.

 

 

Le silence pour vous n’est pas le silence, vous savez que si vous écoutez mieux, plus intensément, cet espace que vous pensiez d’abord silencieux va se révéler plein de vie, de présence subtile, et qu’à force de vous ouvrir, de tout votre cœur, de toute votre âme, offrant vos perception à Dieu pour qu’il y résonne, vous pourriez bien pleurer.

 

 

Pleurer de vous apercevoir que vous n’étiez pas seul(e).

Que ce n’était pas silencieux.

Qu’il n’y avait nulle attente, mais le plein concert de la vie, dans son mouvement souverain.

 

Alors vous ouvrez les yeux et vous voyez. Alors vos oreilles cèdent et vous entendez. Alors votre peau s’ouvre et vous ressentez.

Vous vous accueillez vous-même en cette symphonie du vivant.

Votre vie vous attendait là.

Nous vous attendions là.

De si nombreux êtres vivants vous attendent là et vous y accueillent, vous observent émerger de votre sommeil et vous révéler à la vie.

 

 

Bienvenue de retour parmi nous.

Bienvenue de retour parmi vous.

 

 

Pour ce matin nous vous invitons à vous laisser doucement bercer par cette clameur subtile de l’univers,

et oser y prendre pleinement votre place.

Nous vous remercions.