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⎥ 1er juillet 2015 ⎥

 

Mon ami, nous allons pouvoir commencer.

Ce matin nous souhaitons aborder l’équanimité.

C’est une notion qui est présente dans vos enseignement spirituels mais qui est souvent mal comprise.

Ce mot signifie que vous demeurez à votre place au sein de la création, sans constituer artificiellement un point de vue.

Ainsi vous ne cherchez pas à définir votre limite et à placer au centre de ces limites un regard qui distingue ce qui est dedans et dehors de ces limites.

Vous restez plutôt simplement en prise avec la réalité, ce qui est réceptif c’est à dire que les informations perçues par vos sens sont, il y a un mouvement d’entrée, des fréquences sont glanées et s’impriment en votre cerveau via vos récepteurs. Mais vous n’utilisez pas tout ceci pour en déduire qu’il y a un centre, que ces flux de perceptions déterminent un centre.

Il ne s’agit pas vraiment de flux de perception, il n’y a pas de rivières de perception coulant vers vous, il y a juste des capteurs posés en votre corps pour lui permettre de fonctionner. Cela ne constitue pas une personne.

Car la conscience qui voit à travers ce corps n’est pas plus en ce corps qu’à l’extérieur de ce corps. Ainsi, croire que « vous » vous situez là et personne d’autre, que cela vous distingue et constitue, que vous êtes adressé par des perceptions, des évènements, qu’il « vous » arrive des choses : cela est une fiction. Simplement, à cet endroit de la conscience se forme cette illusion.

De cette illusion, de cette place que vous croyez occuper, vous vous saisissez de « votre » vie.

En réalité cela est très lourd à porter et la cause de souffrances. De fausses joies aussi qui paraissent satisfaisantes mais le sont peu en regarde de la joie qui simplement est.

Equanime signifie donc quitter ce point de vue « personnel ».

A partir de cette équanimité vous pouvez vous intégrer de manière plus fluide à la création, dont vous faites alors partie sans plus vous en couper. C’est ainsi que les notions d’âme, de réalité, peuvent devenir plus claires.

Nous voulons maintenant vous dire

De nombreuses notions peuvent ainsi vous êtres transmises, ne cherchez pas à en déduire un dessin global, les pièces du puzzle n’on pas à être assemblées, elles ne peuvent pas être désassemblées.

Votre esprit logique veut revenir à un but fixé et mettre chaque chose en rapport avec une autre pour en déduire un sens. Cela est une démarche inutile, utile dans certains contextes terrestres précis mais inutile en tant que rapport systématique au monde et à vos perceptions. Laisser advenir les perceptions sans chercher à les assembler en un tout cohérent est une bonne manière de vous tranquilliser, de vous harmoniser.

Harmoniser signifie unifier, signifie retirer cette croyance en un point de vue central qui serait vous. Vous êtes plus vaste que ce seul point de vue.

Ce que vous appelez « personne » est en réalité une rétention d’information une stagnation à un certain point de la création, une tentative de s’auto créer / décréter au sein de la création.

C’est en quelque sorte dommage car vous êtes bien plus que ce que vous croyez créer. Cette crispation, contraction, en un point du réel, peut elle-même accepter de se dissoudre. De cette dissolution naît un rétablissement de là vie dans sa fluidité.

Vous ne perdez rien car ce n’est qu’une idée auto instituée qui disparaît, cette idée se perd mais elle se perdra de toutes façons à votre mort en tant que corps physique, le cerveau disparaît et avec lui cette capacité à concevoir une identité.

Le corps mental et le corps énergétique primaire sont liés au corps physique, et si vous ne vous contractez pas à la mort en essayant de retenir celle-ci, ces corps se dissolvent.

Il ne reste que ce que vous êtes, une partie de l’être, de nous.

Il n’y a qu’un nous.

Vous pouvez choisir de relâcher cette croyance en un « je » avant la mort du corps, et ainsi ré-accéder au nous et à la sensation de complétude et aboutissement qui vous viendra avec, c’est le but de votre voyage ce vers quoi vous tendez.

Cela consiste à réaliser que le voyage est fictif car le voyageur s’est imaginé lui même. Les évènements sont réels, mais il n’y a personne pour les vivre.

Pour évacuer cette tension mentale, qui est cesser de s’auto créer en pensée, la notion de frontière est importante.

Expérimenter que vous n’avez pas de frontière est une manière de redevenir nous.

Reprendre conscience que vous êtes nous, qu’il n’y a que ça.

C’est un peu comme si une cellule de votre corps se concevait elle-même comme autonome et entreprenait de se comporter en fonction de son film intérieur, de ses peurs auto constituées.

La conscience est elle plus consciente derrière vos yeux que par exemple en cette table ?

Cette cellule peut très bien exister, jouer son rôle, vivre sa vie, sans se considérer, sans se penser « une » et séparée. Ainsi effectivement rien ne vous vient de l’extérieur, lorsque vous quittez l’illusion de vos frontières, vous accédez à la totalité du nous, en y vivant ce que vous êtes, votre vie de cellule qui a son rôle mais ne consacre plus son énergie à se considérer elle même et à se constituer un royaume de chimères.

Repos, détente, jouissance, puissance vous sont offerts en regagnant ce nous inutilement quitté. Etre ce nous ne vous retire rien, c’est être un je qui vous retire beaucoup.

Se croire ainsi séparé est la plus grande souffrance, sans doute réellement la seule, celle à partir de laquelle toute les autres sont imaginées.

S’il n’y a plus personne pour faire ce que vous faites, vous le ferez plus librement, sans l’évaluer en permanence, sans chercher à l’orienter, et ainsi vous accèderez à votre potentiel, c’est à dire que vous laisserez la vie accomplir la vie et se percevoir l’accomplissant.

Ainsi donc en quelque sorte il ne devrait y avoir que de l’action sensation perception jouissance et aucun commentaire évaluation conceptualisation. Pour ce faire, relier le mental en permanence aux sensations et perceptions, et ne pas le laisser fonctionner de manière autonome, décorrélée, déconnectée, est une bonne attitude.

Nous vous remercions.